mercredi 12 avril 2023

Grand et Saint mercredi: Commémoration de la femme qui versa le parfum sur les pieds du Seigneur, peu de temps avant Sa Passion.


Kondakion, t. 4

Plus que la Courtisane, Dieu très-bon, j'ai péché, * et sur toi je n'ai pas versé mes larmes à flots ; * mais, dans le silence, je me prosterne en priant, * baisant avec amour tes pieds immaculés ; * ô Maître, veuille m'accorder, je t'en supplie, * pour mes fautes le pardon, * Sauveur, délivre-moi du bourbier de mes péchés.

Quelques perles spirituelles de l'Office de Laudes

Alors que la pécheresse t'offrait son parfum, * ton disciple conspirait contre toi ; * elle prenait plaisir à verser le parfum très précieux, * tandis qu'il se hâtait de vendre celui qui n'a pas de prix ; * alors qu'elle reconnaissait son Seigneur, * le disciple s'en séparait ; * elle était libérée tandis que Judas devenait * l'esclave de l'ennemi. * L'une est ennoblie par le repentir, * l'autre est avili par sa lâcheté ; * Sauveur qui as souffert pour nous, * accorde-moi le repentir et sauve-moi.

Misérable sort que celui de Judas : * il voyait la Courtisane baiser les pieds du Seigneur * et méditait honteusement * le baiser de sa trahison ; * tandis qu'elle dénouait ses cheveux, * il se laissait enchaîner par la passion, * portant au lieu de myrrhe * sa perversion et sa méchante odeur ; * la jalousie ne sait pas choisir son vrai bien. * Misérable sort que celui de Judas : * Seigneur, épargne à nos âmes de tomber comme lui.

La Pécheresse courut acheter du parfum, * un parfum de grand prix, * pour en oindre son Bienfaiteur ; * au parfumeur elle disait : * Donne-moi de la myrrhe pour que j'enduise de   parfum * celui qui m'a lavée de tous mes péchés.

Noyée dans l'abîme du péché, * la Courtisane a trouvé en toi le havre du salut * et, versant la myrrhe avec ses larmes, elle disait : * Seigneur qui peux remettre les péchés, * toi qui attends la repentance des pécheurs, * ô Maître, regarde, je sombre dans la tempête du péché, * sauve-moi, dans ta grande bonté.

En ce jour, le Christ vient dans la maison du Pharisien, * et la Pécheresse se jette à ses pieds ; * elle se prosterne en disant : * Regarde, je sombre dans l'abîme du péché, * je désespère à cause de mes actions, * ne me rejette pas, dans ta bonté : * accorde-moi, Seigneur, le pardon et sauve-moi.

Pour toi, Seigneur, la Courtisane dénoua ses cheveux, * alors que Judas tendait la main aux impies, * l'une pour recevoir ton pardon, * l'autre pour toucher de l'argent ; * aussi nous te crions : * Seigneur, vendu pour notre délivrance, gloire à toi.

La femme respirant l'odeur du péché * s'approche pour verser des larmes sur tes pieds * et annoncer ta Passion, Dieu Sauveur : * Ô Maître, comment oserai-je lever les yeux vers toi * qui es venu sauver la débauchée ? * Toi qui as ressuscité Lazare du tombeau, * relève-moi du gouffre de la mort : * Seigneur, accueille ma misère et sauve-moi.

Celle qui était rejetée à cause de sa vie * et qui fut agréée pour sa conversion, * porteuse de myrrhe, s'avança vers toi en disant : * Ne rejette pas la débauchée, * toi qu'une Vierge a       enfanté, * ne méprise pas mes pleurs, * toi qui des Anges fais la joie, * mais accueille mon repentir * et reçois ma pénitence, en ta grande bonté.

Seigneur, la femme tombée dans une multitude de péchés * reconnut ta divinité * et de myrophore elle prit le rang ; * avant ta sépulture, elle t'offrit la myrrhe en pleurant : * Hélas, dit-elle, me tient la nuit et l'aiguillon du plaisir, * l'amour du péché ténébreux, sans clarté ; * reçois le flot de mes pleurs, * de mes larmes agrée l'effusion, * toi qui fais descendre l'eau des nuages en la mer ; * incline ton oreille vers le cri de mon cœur, * toi qui inclinas les cieux en ton ineffable abaissement ; * laisse-moi baiser tes pieds immaculés, * les essuyant avec les boucles de mes cheveux ; * ces pieds dont Ève au Paradis perçut le bruit * et, frémissante, à leur approche, se cacha. * Seigneur, qui scrutera la multitude de mes péchés, * qui sondera l'abîme de tes jugements, * Dieu rédempteur et de nos âmes le Sauveur ? * Ne méprise pas ta servante, dans ton amour infini.

C'est également le saint et grand mercredi que l'impie Judas décida de trahir notre Seigneur Jésus-Christ pour trente denier


Tropaire des trois premiers jours de la Sainte et grande Semaine


Tropaire - ton 8: Voici l’Époux qui vient à la minuit, bienheureux le serviteur qu’il trouvera vigilant, mais indigne celui qu’il trouvera négligent. Veille donc, ô mon âme, à ne pas sombrer dans le sommeil, afin de ne pas être livrée à la mort et bannie du Royaume. Mais ressaisis-toi et clame : Saint, Saint, Saint es-Tu, ô Dieu ; par l’intercession de la Mère de Dieu, aie pitié de nous.