lundi 28 mars 2022

Grand Carême: Extrait de la Liturgie des Présanctifiés au monastère de Valaam


La Liturgie des Saints Dons présanctifiés, plus couramment appelée  "Liturgie des Présanctifiés" est un office liturgique pour la distribution des Saints Dons (Sainte Communion)  habituellement célébrés les mercredis et vendredis du grand Carême ainsi que les trois premiers jour de la Semaine Sainte. Selon la Tradition de l'Eglise orthodoxe, elle se célèbre de 15 à 18 fois par an.

Selon la discipline ancienne de l’Église, les jours de jeûne du Carême sont aliturgiques, c'est-à-dire qu'ils ne comportent pas la célébration de la sainte liturgie, en signe de pénitence. Pour permettre cependant aux fidèles de communier, les saintes Espèces sont soigneusement conservées après la liturgie du dimanche, et offertes aux fidèles le soir des jours de jeûne, à l'office des vêpres, au cours d'une liturgie des Présanctifiés, c'est-à-dire où les saintes Espèces ont été consacrées préalablement. Cette liturgie, qui est plus exactement un office de vêpres suivi de communion, ne comporte donc pas de consécration eucharistique du pain et du vin.

La Liturgie des Présanctifiés se compose donc des vêpres du jour combinées avec des prières additionnelles et la Communion. Le pain eucharistique a déjà été consacré et mêlé au Précieux Sang, et conservé depuis la Divine Liturgie du dimanche précédent. 

Le présent chant composé des versets du psaume 140 prend place après deux lectures de l'Ancien Testament et avant la célèbre prière de Saint Ephrem qui marque le temps du grand Carême.

TRADUCTION DU CHANT

Verset 1 : Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi,

et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Refrain : Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi,

et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Verset 2 : Seigneur je crie vers toi, exauce-moi ;

entends la voix de ma supplication, lorsque je crie vers toi.

Refrain : Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi,

et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Verset 3 : Place, Seigneur, une garde à ma bouche,

et une porte fortifiée à mes lèvres.

Refrain : Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi,

et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Verset 4 : N'incline pas mon cœur vers des paroles perverses,

pour chercher des excuses à mes péchés.

Refrain : Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi,

et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

jeudi 6 janvier 2022

Bonne et Radieuse Fête de la Nativité du Christ

 



Dans la nuit du 6 au 7 janvier civil (qui correspond à la nuit du 24 au 25 Décembre du calendrier ecclésiastique de l'Eglise Orthodoxe), notre Communauté célèbre la Naissance selon la chair de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ.

Tropaire de la Fête (ton 4): 
Ta Nativité, O Christ notre Dieu,
A fais resplendir dans le monde la Lumière de la sagesse !
Car par elle, ceux qui adoraient les étoiles,
Furent amenés par une étoile à T'adorer,
Soleil de Justice,
Et à Te connaître, l'Orient venu d'en Haut.
O Seigneur, gloire à toi !

Kondak (Ton 3)
Aujourd'hui la Vierge a donné naissance à l'Éternel,
Et la terre offre une grotte à l'Insaisissable !
Les anges avec les bergers lui rendent gloire !
Les hommes avisés voyagent avec une étoile !
Puisque pour notre bénéfice le Dieu Éternel est né comme un Petit Enfant!


dimanche 19 décembre 2021

Vigiles et Divine Liturgie en la Fête de notre Père parmi les Saints Nicolas, archevêque de Myre

 


Saint Nicolas le Thaumaturge

 Extrait du "Synaxaire / Vie des Saints de l’Eglise Orthodoxe" 
du Hiéromoine Macaire de Simonos Pétra (Mont Athos)

Le 19 (6) décembre, ainsi que le 22 (9) mai, mémoire de notre Père parmi les saints, NICOLAS, archevêque de MYRE, le Thaumaturge.

Emule des apôtres et fervent imitateur de notre Seigneur Jésus-Christ, colonne vivante de l’Eglise par son zèle à défendre la foi et modèle des saints hiérarques par son soin pastoral, notre saint Père Nicolas s’est montré généreux intendant de la grâce de Dieu par ses innombrables miracles en faveur des pauvres, des délaissés, de ceux qui souffrent l’injustice et de tous ceux qui, jusqu’à aujourd’hui, réclament sa paternelle protection.

 Il vit le jour dans la ville de Patare, en Lycie, vers la fin du troisième siècle, dans une famille chrétienne longtemps privée de progéniture. Dès sa plus tendre enfance, il montra son amour pour la vertu et son zèle dans l’observance des institutions de l’Eglise.

Pieux et réservé, il fut éduqué dans les lettres sacrées et, tout jeune encore, fut ordonné prêtre par son oncle, l’archevêque Nicolas.

Veilles, jeûnes, prières étaient des vertus dans lesquelles le jeune clerc excellait depuis longtemps; mais, lorsqu’à la mort de ses parents il distribua généreusement ses biens aux nécessiteux, l’aumône devint pour lui son plus grand titre de gloire devant Dieu.

Il se considérait comme le simple économe des biens qui appartenaient aux pauvres, et mettait un soin tout particulier à garder secrètes ses bonnes actions afin de ne pas être privé des récompenses célestes (cf. Mat. 6, 3).

C’est ainsi qu’il sauva de l’infamie trois jeunes filles que leur père, acculé par les dettes, voulait livrer à la prostitution, en déposant secrètement, à trois reprises, suffisamment d’or pour les marier. Finalement découvert par leur père, Nicolas fit promettre à celui-ci, sous peine d’éternelle malédiction, de ne révéler à personne son bienfait.

 En retour, Dieu le fit briller devant les hommes par ses charismes et ses miracles. En route pour un pèlerinage aux Lieux Saints, il apaisa à deux reprises, par sa prière, la tempête qui mettait en péril le navire sur lequel il s’était embarqué. A son retour, au milieu de l’allégresse populaire, il fut bientôt désigné comme évêque de la ville voisine de Myre, à la suite de l’intervention d’un ange de Dieu auprès des évêques réunis en synode pour l’élection.

Mis en prison pendant la grande et dernière persécution de Dioclétien et Maximien (305), le saint pasteur ne cessait  de confirmer ses brebis spirituelles dans la foi; et, la paix de l’Eglise ayant été proclamée lors de l’avènement de Constantin, il montra un zèle ardent pour détruire les temples des idoles et en chasser les démons.

 L’hérésie impie d’Arius ne tarda pas cependant à troubler et à diviser le saint Corps du Christ, mais elle trouva encore saint Nicolas au premier rang des champions de l’Orthodoxie, parmi les Pères réunis pour le premier Concile Oecuménique de Nicée, en 325.

Après avoir sauvé la ville de Myre de la famine, en apparaissant au capitaine d’un bateau chargé de blé, cet homme de Dieu sauva de la mort trois officiers romains, injustement accusés de complot, en apparaissant en songe à l’empereur Constantin et au perfide préfet Avlavius. Une fois délivrés, les trois militaires, pleins de reconnaissance envers le saint, devinrent moines.

Encore à de nombreuses reprises, tant pendant sa vie qu’après sa mort, saint Nicolas est miraculeusement intervenu pour protéger des navires en détresse et ceux qui voyagent en mer, c’est pourquoi on le vénère comme le protecteur des navigateurs. C’est ainsi qu’il apparut un jour à la barre d’un navire en perdition dans une tempête et le conduisit à bon port, ou qu’une autre fois, il vint au secours d’un voyageur passé par-dessus bord et qui, au cri de : « Saint Nicolas, viens à mon secours ! », se retrouva soudain dans sa demeure entouré des siens ébahis.

 Pendant de longues années, le saint évêque fut pour ses fidèles comme une présence du Christ, l’Ami des hommes et le Bon Pasteur. Il n’y avait pas de malheur auquel il ne compatît, pas d’injustice qu’il ne redressât, pas de discorde qu’il n’apaisât. Il se distinguait partout où il se trouvait par son visage lumineux et l’atmosphère de paix radieuse qui se dégageait de sa personne.

Lorsqu’après tant de bienfaits, il s’endormit dans la mort pour gagner le Royaume des cieux, les hommes se lamentèrent d’avoir perdu leur pasteur et leur providence, mais les anges et les saints exultèrent de joie en recevant parmi eux le doux Nicolas.

Ses saintes reliques furent déposées à Myre, dans une église construite en l’honneur du saint, et recevaient chaque année l’hommage d’un grand nombre de pèlerins. Le diable, ne pouvant supporter cette gloire posthume, prit un jour la forme d’une pauvre vieille femme qui, sous prétexte de ne pouvoir entreprendre une si longue traversée, confia à des pèlerins en partance pour Myre une jarre d’huile destinée à alimenter les veilleuses qui brûlaient perpétuellement devant le tombeau du Saint. Mais en chemin, Nicolas apparut au capitaine du navire et lui donna l’ordre de jeter cette huile magique à la mer. Aussitôt fait, la surface des eaux s’embrasa dans un grand remous, à l’effroi des passagers qui rendirent grâce à Dieu d’avoir, par l’intermédiaire de son saint, sauvé le sanctuaire.

En 1087, Myre étant tombée sous le pouvoir des Sarrasins, les troupes italo-normandes de la Première Croisade s’emparèrent des saints ossements et les transférèrent à Bari, en Italie du sud, en provoquant un grand nombre de miracles partout où elles passaient (commémoration le 22 (9) mai). C’est là que, depuis, elles sont vénérées.

 Saint Nicolas est l’un des saints les plus chers au peuple chrétien, tant en Orient qu’en Occident.

Innombrables sont les églises qui lui sont consacrées, les fidèles ou les lieux qui ont pris son nom.

Particulièrement révéré par le peuple russe comme protecteur des récoltes, il est considéré en Occident comme le patron des enfants et des écoliers.



Tropaire, ton 4

Celui qui est la Vérité, ô saint évêque Nicolas, a fait de toi pour ton troupeau un modèle de foi, un exemple de douceur et un maître de tempérance; c'est pourquoi tu as acquis la grandeur par ton humilité et la richesse par ta pauvreté; aussi prie le Christ Dieu pour le salut de nos âmes. 


Kondakion, ton 3

A Myre en Lycie tu as exercé ton sacerdoce, ô saint Nicolas, et accomplissant l'Evangile du Christ, tu as donné ta vie pour ton peuple et sauvé des innocents de la mort. C'est pourquoi, initié aux mystères de la grâce divine, tu as été sanctifié.


Ikos

Par nos hymnes, peuples, célébrons l’archevêque de Myre, son pasteur et docteur, afin qu’à sa prière nous soyons illuminés, puisqu’il s’est montré dans toute la pureté de son esprit présentant au Christ l’offrande immaculée, à Dieu le sacrifice qui lui plaît, comme évêque purifié dans sa chair et son esprit; c’est pourquoi il est en vérité pour l’Église un défenseur, un protecteur, comme grand Pontife de la grâce de Dieu.

vendredi 3 décembre 2021

Fête de l'Entrée de Notre Dame au Temple (Vigiles)




Vigiles à la Cathédrale Saint Sauveur (Moscou)


Vigiles à la Laure de la Dormition de la Mère de Dieu de Sviatogorsk 
(Свято-Успенская Святогорская лавра)


Vigiles à la cathédrale Saint-Michel du monastère de la Sainte Dormition Pskov-Petchersky