Soyez humble partout avec tout le monde. Dieu résiste aux orgueilleux (Jacques 4:6), mais les gens encore plus ...
Et la dureté, l'impolitesse, les cris, l'insistance - tout cela est un signe non pas d'humilité, mais d'orgueil évident. Je souligne l'orgueil évident, car il existe un orgueil secret que nous ne reconnaissons pas immédiatement en nous-mêmes.
Essayez d'être invisible partout, d'être brisé dans vos défauts, qu'ils soient évidents ou cachés. La contrition du cœur compense le manque d'accomplissement des commandements, et même lorsqu'ils sont accomplis, Dieu n'est pas satisfait s'il n'y a pas de contrition.
Il est possible d'obéir à presque tous les commandements et d'être un ennemi de Dieu par orgueil.
A la question "En vénérant les icônes, adorons-nous des idoles ?"
L'aîné répondit : "Je vais te donner un exemple. Une mère qui a un fils à la guerre, jour et nuit, elle a peur pour lui, une grande anxiété. Soudain, elle reçoit une lettre de lui avec une photo.
Que fait-elle lorsqu'elle regarde l'image ? Elle la prend dans ses mains et l'embrasse, elle la presse contre sa poitrine et son cœur. Et qu'en pensez-vous ? Cette mère, avec un amour si fervent pour son fils, pense-t-elle qu'elle embrasse une photographie ? Elle croit qu'elle embrasse son fils lui-même.
Il en va de même pour celui qui éprouve un amour fervent pour la Mère de Dieu et le saint dont il embrasse l'icône.
Nous ne vénérons pas les icônes parce qu'elles sont des icônes, mais nous vénérons les saints ; et nous les vénérons non pas parce qu'ils sont simplement, mais parce qu'ils ont lutté pour l'amour du Christ."
J'ai tellement hâte de commencer à vivre sans peur. C'est ce que signifie "prendre sa croix". Accepter tout ce qui arrive : le bon et le mauvais.
La croix, c'est l'absence de peur, la vulnérabilité et le risque. C'est ce que je veux faire. C'est logique pour moi. J'ai déjà oublié les fictions, les entretiens; je veux être sérieux. Que Dieu m'aide !
Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (ton 8)
Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière et par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, * Dieu de miséricorde.
Kondak de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (ton 3)
En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous ; * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, * intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
LA FÊTE DE TOUS LES SAINTS GLORIFIÉS EN TERRE RUSSE
La fête de tous les Saints de Russie est célébrée le deuxième dimanche après la Pentecôte.
Le rétablissement de la fête de tous les Saints glorifiés en Russie coïncide historiquement avec celui du patriarcat dans l’Église Russe. Durant la période préconciliaire, le Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Russe n’avait pas l’intention de remettre en vigueur la célébration de la synaxe des Saints russes, qui était apparue au XVIème siècle. En 1908, un paysan de la province de Vladimir, Nicolas Gazoukine, demanda au Saint-Synode d’établir une fête annuelle « de tous les saints de Russie» et «d’honorer ce jour avec un office particulier». Cette requête fut déclinée, le Saint-Synode considérant que la mémoire des Saints russes était déjà commémorée dans le cadre de la fête de tous les saints. Néanmoins, le Concile local de l’Église Russe, en 1917-1918 rétablit cette fête, et ce grâce aux efforts conjugués du professeur de l’université de Petrograd Boris Touraïev et du hiéromoine Athanase (Sakharov), futur confesseur de la foi, canonisé maintenant officiellement. Le premier présenta un rapport le 15 mars 1918 au Concile, dans lequel il mentionnait, entre autres, «qu’à notre triste époque, lorsque la Russie une est déchirée, lorsque notre génération pécheresse voit piétiner les fruits des labeurs des saints qui ont vécu dans l’ascèse dans les grottes de Kiev, à Moscou, dans la Thébaïde du Nord, et dans l’ouest de la Russie pour créer une seule Église Orthodoxe Russe, il serait opportun de rétablir cette fête oubliée…» Ledit rapport fut examiné par le concile et, enfin, le 26 août, le jour de la fête onomastique du saint patriarche Tykhon, fut prise la décision de rétablir la fête de tous les saints russes, sa date étant fixée au premier dimanche du carême des saints Apôtres. Le Concile décida d’imprimer l’ancien office composé par le moine Grégoire, avec des corrections. Cependant, le professeur Touraïev et le hiéromoine Athanase arrivèrent vite à la conclusion que l’on ne pouvait qu’emprunter une toute petite partie dudit office, et qu’il était indispensable de refaire tout le reste. Encore incomplet, l’office fut présenté le 8 septembre 1918, à l’avant-dernière cession de la commission liturgique du Concile, qui l’approuva et le soumit au Patriarche et au Saint-Synode qui, après la fin du Concile, donnèrent leur bénédiction pour imprimer le nouvel office, sous la direction du métropolite Serge (Stragorodsky). L’impression fut achevée à Moscou à la fin de 1918, dans de grandes difficultés. Malheureusement, en raison des événements de 1917, la fête rétablie par le Concile a failli tomber dans l’oubli comme cela avait été le cas dans le passé. En outre, le professeur Touraïev décéda en 1920. En automne 1922, le saint hiérarque Athanase (Sakharov), lors de sa première arrestation dans la cellule N°17 de la prison de Vladimir, rencontra tout un groupe qui partageait ses idées quant à la fête qui avait été rétablie. Selon le témoignage de St Athanase, cette assemblée de détenus, «après nombre de discussions animées au sujet de la fête, de l’office, de l’icône, de l’église dédiée à cette fête, posa les fondements d’une nouvelle révision de l’office imprimé en 1918, avec des corrections et des compléments ». C’est ainsi que l’office connut nombre de changements: on déplaça certains hymnes, des nouveaux saints furent introduits, lesquels n’avaient pas été mentionnés dans la version de 1918. Enfin, dans le même lieu, toujours en prison, le 10 novembre 1922, alors que l’on commémorait le trépas de St Dimitri de Rostov, auteur des célèbres vies de saints, fut célébrée, pour la première fois, la fête de tous les saints russes. Le 1er mars 1923, dans la cellule n°121 de la prison de Tagansk, St Athanase bénit le premier antimension en l’honneur de tous les Saints de Russie, destinée à sa chapelle privée. S. Athanase continua à travailler le texte de l’office de tous les saints de Russie jusqu’à son bienheureux trépas, en 1962.
Le lundi 20 juin commence le carême des saints Apôtres, qui se termine le 12 juillet, jour où l’on célèbre la mémoire de St Pierre et St Paul.
Ce carême n’est pas un geste arbitraire de l’Église. Il nous fait imiter les saints Apôtres qui, après avoir reçu l’Esprit Saint et Vivificateur, se sont dispersés depuis Jérusalem, dans le jeûne et la prière, pour prêcher l’Evangile (cf. Actes XIII, 2).
Ce carême est ancien, son existence étant témoignée dans de nombreux documents des IVème et Vème siècles, notamment dans les écrits de St Athanase le Grand, St Ambroise de Milan et St Léon le Grand, pape de Rome.
Durant ce carême, le Typikon concède l’usage de poisson le samedi et le dimanche, ainsi que le mardi et le jeudi si l’on fête un Saint en l’honneur duquel on chante la grande doxologie à matines. S’il n’y a aucune fête, le lundi, le mercredi et le vendredi, il y a jeûne strict, tandis qu’il y a dispense d’huile et de vin le mardi et le jeudi.
En tout état de cause, chacun doit jeûner avec discernement, en se souvenant que, selon les Pères de l’Église, le jeûne a pour but de tuer les passions et non point le corps.